Le 28 septembre, au tribunal d'instance de Bobigny : Quatre intermittents du spectacle poursuivis26/09/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/09/une2043.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Le 28 septembre, au tribunal d'instance de Bobigny : Quatre intermittents du spectacle poursuivis

Le 28 septembre, quatre intermittents du spectacle devaient être jugés par le tribunal de grande instance de Bobigny pour des faits remontant à quatre ans, lorsque, le 18 octobre 2003, après cinq mois de contestation du protocole Unedic qui détériorait les conditions d'indemnisation chômage des intermittents du spectacle, une centaine de manifestants s'étaient invités à TF1 à l'émission de télévision Star Academy.

À cette occasion, tandis qu'un des manifestants prenait la parole en direct et lisait un communiqué sous les applaudissements du public présent dans le studio, d'autres intermittents étaient bloqués dans le hall d'entrée et frappés violemment par des vigiles.

Trois intermittents ayant été ainsi blessés ont ensuite tenté de porter plainte contre les responsables de ces violences. Mais au bout du compte, ce sont les plaignants qui ont été arrêtés et placés en garde à vue pendant 48 heures. Un quatrième intermittent, ramassé au hasard par la police, a subi le même sort. Ce sont ces quatre-là qui vont se retrouver dans le box des accusés, poursuivis non pas par les organisateurs de l'émission de télévision mais par le ministère public, c'est-à-dire l'État. Ils sont mis en examen et poursuivis pour " entrave à la liberté du travail et d'expression, violences et voies de fait ".

Les quatre accusés ne seront pas seuls au tribunal. Trente et un autres manifestants y seront également, qui revendiquent leur participation à cette action. En demandant de passer eux aussi en jugement, ils entendent dénoncer la volonté des pouvoirs publics de faire un exemple en engageant ces poursuites. Ils veulent aussi souligner que la violence était du côté des vigiles, et que le combat des intermittents contre la destruction de leurs droits sociaux est légitime, de même qu'il est légitime de s'opposer au développement du travail précaire, favorisé par les gouvernements successifs au prix d'une dégradation croissante des conditions d'existence de nombreux travailleurs.

Avant le procès, qui doit commencer à 13 heures, un rassemblement de protestation débutera à 11 heures, à l'initiative de la Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France et de la CGT spectacle, avec des prises de parole et des interventions des syndicats, des associations et des formations politiques qui soutiennent cette initiative, notamment Lutte Ouvrière.

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