Du côté des riches : Il pleut toujours où c'est mouillé.05/07/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/07/une2031.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Du côté des riches : Il pleut toujours où c'est mouillé.

L'argent va à l'argent. Une étude économique vient de mettre une nouvelle fois en lumière cette banalité du monde capitaliste. Cette fois, l'auteur compare sur une durée de huit ans, de 1998 à 2005, l'évolution des revenus des plus riches et de l'immense majorité des autres.

L'étude, basée sur des données fiscales, montre que 0,1 % des foyers les plus riches, environ 35 000, ont vu leurs revenus - déclarés - augmenter de 19 % depuis 1998. Les 3 500 encore plus riches (0,01 % des foyers) ont bénéficié, eux, d'une augmentation de près de 43 %. Pendant le même temps, les 90 % des foyers les moins riches ont signalé une augmentation de revenus d'à peine 0,6 % par an en moyenne. Compte tenu de l'inflation, la perte de pouvoir d'achat de l'immense majorité des familles est évidente.

Ce qui rend les riches de plus en plus riches ? L'argent d'abord, puisque près de la moitié de leurs revenus sont liés aux placements financiers, que la Bourse a connu des sommets et que les dividendes versés sont de plus en plus généreux. Les salaires ensuite, les leurs : ceux des PDG, des directeurs, ont crû de pourcentages allant de 13,6 % à 51 %. Il convient d'y ajouter les modestes primes de fin d'année, dans le secteur bancaire notamment, qui se chiffrent elles aussi par millions. Et puis ce qui explique cette richesse en haut de l'échelle, c'est aussi la misère des salaires du bas, quasiment bloqués depuis 25 ans. Sans parler de la baisse des revenus des familles dont un membre s'est retrouvé au chômage.

Le gouvernement Sarkozy veille sur cette irrésistible croissance des hauts revenus. Ses vagues promesses sur l'encadrement des parachutes dorés oubliées, il s'apprête à mettre en place... un train de mesures fiscales destinées à protéger les plus riches : bouclier fiscal à 50 % au lieu de 60, baisse des droits de succession et de l'impôt sur la fortune, entre autres. Cet ensemble ne pèserait dans le budget, selon l'Élysée, " que " 11 milliards d'euros. Pour venir en aide aux amis, on ne compte pas... les deniers de l'État !

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