Banques - LCL : Nouveau plan de suppressions d'emplois08/06/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/06/une2027.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Banques - LCL : Nouveau plan de suppressions d'emplois

Le 1er juin, le directeur général de LCL (Le Crédit Lyonnais) a annoncé un plan de suppressions d'emplois devant toucher 3 569 postes en trois ans, de 2008 à 2010. Cela représente une réduction de 15 % des effectifs de la banque.

Après son rachat par le groupe Crédit Agricole et son changement de nom, LCL compte un peu plus de 23 000 salariés. La direction veut que le personnel passe en trois ans sous la barre des 20 000.

Certains secteurs sont particulièrement visés. Les directions centrales (essentiellement situées au Siège) vont voir leurs effectifs baisser de 28 %. Mais c'est encore la DSCF (les centres de traitement administratif) qui va trinquer le plus : moins 30 %, soit plus de 1 000 postes supprimés.

Ce secteur a déjà été vidé de nombreux salariés par les plans de préretraite précédents. Les conditions de travail se sont dégradées, du fait que les partants n'ont pas été remplacés, mais la direction n'en a cure.

La direction va embaucher, essentiellement dans les agences, près de 3 000 jeunes pour des postes de commerciaux. Dans le même temps vont avoir lieu plus de 6 500 départs. En effet les 3 569 de ce nouveau plan social s'ajoutent aux 1 165 personnes qui partiront dans le cadre du plan de préretraite encore en cours et aux 2 511 départs " naturels " en retraite ou via des démissions. Entre 2008 et 2010, c'est ainsi plus du quart du personnel actuel qui va quitter l'entreprise.

La direction annonce qu'il n'y aura pas de licenciement et elle met en place un plan de préretraite ainsi que des aides au départ volontaire. De fait, vu l'ambiance actuelle, les personnes âgées de 57 ans et plus vont, dans leur grande majorité, être tentées de partir, et on les comprend. Mais, pour ceux qui vont rester, les conditions de travail vont se dégrader plus encore.

La direction a aussi annoncé son intention de faire déménager en banlieue (elle n'a pas dit vers où) la grande majorité des 5 000 personnes qui travaillent actuellement dans le secteur du Siège, dans le quartier de l'Opéra à Paris. L'incertitude sur la future implantation ajoute à l'inquiétude et risque d'inciter certains à préférer partir.

La direction a annoncé son plan alors que, il y a quelques semaines, elle présentait des comptes 2006 largement bénéficiaires. Mais actionnaires et banquiers, qui parfois se confondent, en veulent toujours plus, imposant cette intolérable logique des destructions d'emplois.

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