Alcatel-Lucent-France : Les salariés... toujours dans l'action08/06/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/06/une2027.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Alcatel-Lucent-France : Les salariés... toujours dans l'action

Vendredi 1er juin, se tenait au Palais des Congrès de la Porte Maillot, à Paris, l'assemblée générale des actionnaires d'Alcatel-Lucent. Mais environ 300 travailleurs de l'entreprise étaient aussi présents devant ce Palais des Congrès protégé par de nombreux CRS qui bloquaient l'entrée du sérail.

Nous n'étions pas venus pour attaquer le bâtiment, mais simplement pour protester contre les 12 500 suppressions d'emplois prévus à l'échelle mondiale, dans le groupe, dont 1 800 en France.

Une centaine de manifestants, essentiellement des militants syndicaux, avaient acquis pour l'occasion dix actions au moins, ce qui leur permettait d'être invités de plein droit à l'assemblée des actionnaires. Ils ont donc pu pénétrer dans l'enceinte et lire un texte de protestation à l'intérieur. Quelques troubles ont ainsi été occasionnés dans le paisible déroulement de l'assemblée, comme la presse s'en est fait l'écho. Les actionnaires-manifestants se sont bruyamment fait entendre à grand renfort de cornes de brume. Ils ont interrompu le discours de la PDG du groupe, Pat Russo, et le PDG Serge Tchuruk s'est senti contraint de justifier les 8 millions récemment reçus par le " contrat " dont il n'avait fait que bénéficier. Perturbé et se perdant dans les zéros, il aurait même multiplié par 100 le montant des dividendes annoncés à l'assemblée !

La direction de son côté s'est félicitée, car " ils sont près de 1 500 actionnaires à s'être déplacés ". Finalement, l'octroi d'un dividende de 0,16 euro par action a été voté, pour un total de 370 millions d'euros.

Les salariés, eux, n'auront droit qu'à la poursuite de la politique d'économies invoquée pour justifier les milliers de suppressions d'emplois.

Pourtant, à voir la tête de certains " actionnaires " qui se rendaient à cette assemblée, il était évident que les forces vives étaient plutôt sur le trottoir que parmi eux. Il faudra envisager d'autres... actions pour imposer le point de vue des salariés.

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