Le porte-avions, dernier vestige de l'empire29/03/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/03/une2017.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Le porte-avions, dernier vestige de l'empire

D'après les militaires, les industriels et leurs représentants politiques, la France, qui s'enorgueillit déjà de posséder le Charles-de-Gaulle, ne pourrait se passer d'un deuxième porte-avions.

L'Allemagne et le Japon, deux pays capitalistes d'importance comparable, arrivent à subsister sans porte-avions, et même sans bombe atomique, mais il faut croire que la bourgeoisie française, habituée aux rentes de situation et aux facilités coloniales, a besoin de ses amiraux pour vivre.

Les deux fonctions de l'armée française, engraisser les marchands de canons et faire régner l'ordre dans les ex-colonies, se trouvent en effet réunies dans le porte-avions Charles-de-Gaulle. Militairement, il est l'héritier de la canonnière capable d'aller raser des villes sans défense d'Afrique ou de Chine et de maintenir par la terreur la présence française. Financièrement, c'est un gouffre à huit milliards d'euros. Le pont était trop court, l'hélice s'est décrochée à la première sortie, les avions Rafale n'étaient pas au point, etc., mais les marchands de canons ont été payés et, tel quel, il suffira bien pour faire régner l'ordre à Abidjan ou ailleurs.

Et pour la " défense nationale " de ces gens-là, c'est quand même ça qui compte !

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