Alstom : Il a sauvé les actionnaires, pas les emplois14/03/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/03/une2015.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Alstom : Il a sauvé les actionnaires, pas les emplois

S'adressant aux travailleurs de l'usine Airbus de Méaulte qui s'inquiètent à juste titre de leur avenir, Sarkozy a tenté de se donner le rôle de sauveur. " J'aime les usines et j'aime les industries ", a-t-il déclaré. Et se voulant rassurant, il a fait état de son rôle dans le sauvetage d'Alstom : " Je l'ai fait pour l'Alstom. Ça me donne quand même un crédit pour parler de ces choses-là " a-t-il ajouté.

Mais qu'a-t-il fait pour l'Alstom ? Il a fait acquérir par l'État, en 2004, un peu plus de 20 % des actions de ce groupe, alors que leur cours était descendu à 1 euro. Puis, l'État a revendu ces actions à Martin Bouygues en 2006. Entre temps, 10 000 emplois ont été supprimés au plan mondial, dont 2 500 en France.

Sarkozy aime à dire que cette opération est " gagnant-gagnant ". Mais si les actionnaires d'Alstom ont plus que sauvé leur mise, si l'État en a tiré profit, si Martin Bouygues en a bénéficié, les seuls perdants sont les salariés. Car pour eux, le bilan s'est traduit par des emplois en moins, un gel des salaires.

Si le grand patronat a tout lieu de faire crédit à Sarkozy pour le rôle qu'il a joué dans cette opération, en revanche, son " exploit " n'a rien de rassurant pour les travailleurs.

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