Metzeler – Charleval (Eure) : Non aux suppressions d’emplois!24/01/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/01/une2008.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Metzeler – Charleval (Eure) : Non aux suppressions d’emplois!

Plusieurs centaines de salariés de l'entreprise Metzeler, de militants syndicaux de la région et d'élus locaux ont manifesté samedi13 janvier à Charleval et Fleury-sur-Andelle, dans l'Eure. Ils protestaient contre le plan de suppression «au volontariat» de 310 emplois sur deux ans annoncé en décembre dans cette usine.

Metzeler à Charleval fabrique des joints d'étanchéité pour l'industrie automobile, essentiellement Renault et Peugeot. C'est une des plus grosses usines de l'Eure. Elle emploie 1 100 salariés dont 160 intérimaires en permanence, dont le renouvellement des contrats est menacé, et des dizaines d'emplois (maintenance et sous-traitants du sous-traitant) dépendent d'elle dans la vallée de l'Andelle. Metzeler est un groupe profitable, qui appartient lui-même à un fonds de pension écossais.

La direction mène campagne depuis des mois sur le thème «L'usine est trop chère, elle perd de l'argent». Ce qu'il y a surtout, c'est que Renault et Peugeot exercent une pression maximum pour faire baisser les coûts.

Une partie du travail a été délocalisée en Pologne et en Roumanie - justement chez Dacia, l'usine roumaine de Renault- il y a dix-huit mois. Mais la Pologne elle-même devait être trop chère, puisque le travail qui y était fait vient finalement d'atterrir en Tunisie. Au début de l'année dernière, la direction a tenté d'imposer un plan de réorganisation de la production qui impliquait de faire passer les horaires de 35 heures à 39 heures, plan qui a été rejeté par 70% des travailleurs à l'occasion d'un référendum.

Aujourd'hui, les travailleurs craignent la délocalisation, à relativement court terme, de la totalité de la production. Or les suppressions d'emplois sont très nombreuses dans l'Eure et le chômage important.

La manifestation dynamique du 13 janvier ne sera pas la dernière. Les suppressions d'emplois concernent toute l'automobile et ses sous-traitants, comme Wagon en Seine-Maritime, Faurecia à Evreux, Cadence Innovation à Vernon. Il faut y ajouter le chômage technique à Renault Sandouville et la menace sur 360 emplois à la fonderie de Renault Cléon. Une autre manifestation est appelée par l'Union syndicale de la métallurgie (USTM) et la CGT de Renault-Cléon devant cette usine le 1er février.

Partager