Grève des postiers le 1er février24/01/20072007Journal/medias/journalnumero/images/2007/01/une2008.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Grève des postiers le 1er février

La fédération CGT des services postaux a finalement décidé d'un mot d'ordre de grève pour La Poste pour le jeudi 1er février. Si le préavis national ne couvre que les centre de tri et la distribution (c'est-à-dire les facteurs), certains syndicats départementaux, comme à Paris, ou locaux, ont généralisé le préavis à l'ensemble des services postaux, sans restriction. Par ailleurs des démarches ont été faites pour essayer d'y adjoindre les autres syndicats. C'est en effet bien la moindre des choses car les quelque 300000 postiers, sans compter les dizaines de milliers de salariés des filiales de La Poste, ont affaire à une même direction, dont ils subissent tous la politique d'agression, quelles que soient les formes prises, et c'est tous ensemble qu'ils peuvent avoir la force d'y mettre le holà.

Les problèmes sont bien partout les mêmes: réorganisations continuelles, fermetures de centres ou de services, suppressions permanentes d'effectifs, avec l'objectif affiché d'en réaliser des dizaines de milliers. La conséquence, ce sont des licenciements purs et simples pour certains, des déplacements continuels pour d'autres, avec la remise en cause de toute la vie personnelle, et des aggravations incessantes des conditions de travail pour tous, avec évidement la dégradation des services rendus aux usagers individuels.

Parallèlement à tout cela, les salaires de tous restent à la traîne. Ceux-ci approchent le smic pour les salariés qui débutent et qui sont tous aujourd'hui des salariés de droit privé (déjà plus de cent mille au total).

Cette politique d'agression, qui touche toutes les catégories et tous les services, a comme objectif d'offrir à quelques actionnaires privés tout ou partie de cet ancien service public. Ces attaques se font donc contre les salariés et contre des millions d'usagers. C'est le pendant de la politique menée dans toutes les entreprises, qu'elles soient publiques ou privées.

Voilà pourquoi tout devrait être fait pour permettre aux salariés de La Poste d'affirmer leur force en se rassemblant, largement plus de 300000 qu'ils sont, en comptant les filiales. C'est cette force-là qui serait capable d'imposer une solution aux problèmes de chacun, au travers de revendications communes à tous, aussi bien contre les suppressions d'emplois, les remises en cause des conditions d'emploi et de travail, que pour une augmentation uniforme de tous les salaires.

Ceux qui ont décidé de se saisir de cette journée pour affirmer cette nécessité de rassemblement ont raison. Les postiers ont en effet intérêt à rejeter toutes les fausses divisions et les barrières qu'on essaye de dresser entre eux, entre catégories, entre statuts, entre centres, entre services.

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