SNCF Région – Paris-Saint-Lazare : Fin de la grève des agents de conduite, pas la fin des problèmes20/12/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/12/une2003.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF Région – Paris-Saint-Lazare : Fin de la grève des agents de conduite, pas la fin des problèmes

La grève des agents de conduite, qui se poursuivait dans de nombreux dépôts du pays, vient de se terminer sur un refus de la direction SNCF de céder. Du même coup, les cheminots maintiennent toutes leurs revendications.

Pour la région Paris-Saint-Lazare, la grève avait démarré le dimanche 10 décembre sur un préavis local de la CGT, de SUD et de FO, alors qu'un travail accru était imposé par un transfert de charge venant du dépôt de Rouen ainsi que par l'entrée en fonctionnement d'une nouvelle ligne Ermont-Paris Saint-Lazare. La direction avait ainsi trouvé le moyen de surcharger les journées de travail avec encore moins de cheminots!

Une des revendications de la grève était d'inclure dans les journées de travail la mise en place de pauses de vingt minutes pour se restaurer ou souffler un peu. Les journées s'intensifient au point qu'entre un aller et un retour, des agents de conduite doivent parfois négocier le temps nécessaire pour aller aux toilettes! Il y a peu de temps, le trajet Paris-Cherbourg-retour Paris se faisait sur deux journées. Désormais, la direction impose l'aller-retour dans la foulée. Et tout est à l'avenant.

Des responsables SNCF reconnaissent eux-mêmes qu'il manque au moins 400 conducteurs au niveau national, et cela alors que la direction se vante d'avoir gagné en un an 7% de productivité sur le dos des agents de conduite!

Des cheminots venus d'autres régions travaillent de façon temporaire sur la région parisienne. Rien que pour Saint-Lazare, ils sont plus d'une cinquantaine, mais malgré ces renforts, il manque encore une vingtaine de conducteurs pour que le service soit effectué correctement. Aux grévistes qui revendiquaient des effectifs, la direction n'a su répondre en substance que: «Nous sommes d'accord pour revoir l'organisation des journées, mais à coût constant»!

Les grévistes ont mesuré combien le problème d'effectif qu'ils posent nécessite d'être plus nombreux à se mobiliser. À l'assemblée du lundi 18 décembre, ils étaient encore 120 agents de conduite qui tenaient bon face à la hiérarchie et à sa hargne; même s'ils ont décidé de reprendre le travail, en attendant de donner une suite à leur mécontentement.

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