Démagogie et mépris envers les travailleurs : Sarkozy à la pêche aux voix populaires20/12/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/12/une2003.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Démagogie et mépris envers les travailleurs : Sarkozy à la pêche aux voix populaires

En visite dans les Ardennes, une région particulièrement touchée par le chômage et les fermetures d'usines, Sarkozy a prétendu s'adresser à «la France qui souffre», «pas seulement celle des exclus», a-t-il précisé, mais celle «des travailleurs pauvres» et aussi celle «des classes populaires qui ont peur de l'exclusion».

Dans ce rôle de démagogue, Sarkozy n'en est pas à son coup d'essai. À l'approche des élections, il essaie de modifier son image et de rallier sur sa candidature une partie de l'électorat populaire. Mais il a beau se dire préoccupé par la pauvreté et les difficultés du monde du travail, l'homme du patronat, méprisant pour les travailleurs, n'est jamais bien loin.

«Si je suis élu président de la République, a déclaré Sarkozy, mon problème ne sera pas de réduire le temps de travail, mais d'augmenter les salaires et le pouvoir d'achat.» Comment? En relevant immédiatement le smic de 200 ou 300 euros et en obligeant les patrons à relever les salaires de manière conséquente? Bien sûr que non. Sarkozy plaide seulement pour que, pour gagner un peu mieux leur vie, les salariés puissent faire plus d'heures supplémentaires... et s'usent encore plus à la tâche! En revanche, il a fait une promesse concrète aux patrons: ceux qui feront faire des heures supplémentaires bénéficieront de nouvelles exonérations de cotisations sociales.

Comme tous ses prédécesseurs, Sarkozy s'est également engagé «à faire reculer le chômage de masse et la précarité»... et l'on voit mal comment faire effectuer des heures supplémentaires à ceux qui ont déjà un emploi pourrait y contribuer. Pourquoi en effet les patrons, se décideraient-ils à embaucher massivement, s'ils peuvent imposer plus facilement des heures supplémentaires aux salariés qui sont en place.

Le mépris de Sarkozy pour les travailleurs ressort également lorsqu'il rejette «l'assistanat généralisé», tout comme lorsqu'il oppose «la France qui ne se plaint pas» à celle «qui bloque les trains».

Enfin, la situation des SDF étant remise sur le devant de l'actualité, Sarkozy y est allé de ses promesses de donner un abri à tous. À croire que le gouvernement auquel il participe et que la majorité dont l'UMP est la principale composante n'ont pas une lourde part de responsabilité dans cette situation!

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