Tchad et Centrafrique : Non à l’intervention française!07/12/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/12/une2001.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Tchad et Centrafrique : Non à l’intervention française!

L'armée française a confirmé lundi 4 décembre avoir procédé pour la troisième fois en moins d'une semaine à des bombardements aériens en Centrafrique. Des avions ont tiré sur des colonnes de «rebelles» dans la région limitrophe du Tchad.

Le porte-parole de l'état-major a qualifié ces tirs de «légitime défense» et «proportionnés à la situation». Comme si ces colonnes de «rebelles» à l'armement sommaire pouvaient menacer des avions de chasse. En fait, c'est très certainement pour protéger l'armée centrafricaine que l'aviation française est intervenue.

Dans cette région d'Afrique, la France soutient par les armes et en y mettant les moyens nécessaires le régime du dictateur centrafricain François Bozizé, de même qu'elle soutient militairement la dictature en place au Tchad voisin.

Toutes ces interventions ne sont évidemment pas désintéressées. Du pétrole a été découvert au Tchad. Pour cette région, une des plus pauvres du globe, cette découverte a été une malédiction supplémentaire car elle a avivé la convoitise des bandes armées qui se disputent le pouvoir et qui toutes, directement ou indirectement, vivent sur l'habitant.

Parlant de la situation au Tchad et en Centrafrique, le Premier ministre Villepin a assuré que, dans les affaires africaines, «la France ne défend pas des gouvernements, elle défend des valeurs», des valeurs sonnantes et trébuchantes, des valeurs pétrolières entre autres. Et parmi les bandes armées qui ravagent ces pays, l'armée française est la plus puissante, la plus dangereuse, la plus ancienne et la plus coupable.

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