UPC-Noos : Des centaines d’emplois supprimés.04/10/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/10/une1992.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

UPC-Noos : Des centaines d’emplois supprimés.

Des employés du câblo-opérateur UPC-Noos ont manifesté à Paris le 3 octobre. Ils protestent contre la suppression de deux tiers de leurs effectifs: environ un millier de postes sur 1450. Ces suppressions s'ajoutent aux 692 déjà effectuées il y a un an et demi, lors du rachat de Noos par le fonds d'investissement Cinven.

Il y a une vingtaine d'années, le câble était présenté comme une technologie de pointe, un nouveau marché très prometteur... de profits. Quatre opérateurs, ayant derrière eux d'importants groupes comme la Lyonnaise des Eaux et France Télécom, s'étaient jetés sur ce créneau, engageant derrière eux des milliers de salariés. Raflant d' importantes aides financières et de nombreux contrats avec les collectivités locales, ils monnayèrent le câblage de millions de logis.

Mais à la concurrence que se livraient les quatre opérateurs sur ce marché s'ajouta celle d'Internet, du satellite et la TNT (télévision numérique terrestre). Dans un premier temps, après la fusion de Numéricâble, France Télécom câble, Noos et UPC dans une même entité, UPC-Noos fut le seul à rester en lice, avant d'être lui-même racheté par un fonds de pension.

Aujourd'hui, les dirigeants d'UPC-Noos n'ont qu'une réponse face aux difficultés qu'ils rencontrent dans leur secteur: en faire subir les conséquences au personnel qui n'est pourtant aucunement responsable de cette situation.

Mais les bénéfices engrangés pendant vingt ans restent acquis aux actionnaires.

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