Navigation de luxe : Voguent les milliards22/09/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/09/une1938.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Navigation de luxe : Voguent les milliards

À Cannes, le Salon de la navigation de plaisance a été l'occasion de voir que ce n'est pas la crise pour tout le monde. Le secteur de la plaisance de luxe se porte très bien.

Ainsi Couach, première entreprise française de construction de yachts, voit son chiffre d'affaires augmenter régulièrement : il est passé de 15 à 45 millions d'euros entre 1997 et 2004. À l'échelon mondial, selon l'enquête de la revue Showboats International, le crû 2005 enregistre près de 144 nouvelles commandes, une hausse de 28% en un an. Leader mondial incontesté, le chantier italien Azimut-Benetti abrite actuellement 64 yachts en cours de construction dans ses cales.

Bernard Arnault, patron de LVMH, vient de faire construire un yacht de 66 mètres à Taïwan : véritable palace flottant avec piscine, piste d'atterrissage d'hélicoptères, etc. Coût : 25 millions d'euros. Rien que le plein en gazole coûte 300000 euros. S'il a aujourd'hui le plus grand yacht privé de France, il lui faudrait faire mieux encore pour égaler les plus grands : par exemple, l'Octopus, de Paul Allen, numéro deux de Microsoft, qui fait 126 mètres de long. On trouve tout à bord : cinéma, piscine, terrain de basket, héliport, et même un sous-marin. Le garage où est rangé le submersible est équipé d'un système de pompe permettant de vider l'eau du compartiment, afin que les passagers ne mouillent pas leurs chaussures en sortant de la tourelle d'accès.

S'ils nécessitent plusieurs dizaines d'employés à bord toute l'année, ces joujoux ne servent à leurs propriétaires que deux à trois semaines par an. En effet ces messieurs, les Bolloré, Pinault et autres Lagardère, sont fort occupés : ils s'invitent les uns chez les autres, afin de comparer leurs yachts et propriétés respectives.

En tout cas, quand des économistes s'interrogent gravement pour savoir où vont les profits puisque l'investissement stagne, qu'ils aillent faire un tour sur les quais qui affichent complet à Cannes, Antibes ou Saint-Tropez.

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