Chèques Postaux – Orléans La Source : Un vrai pool... ailler!10/06/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/06/une1923.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Chèques Postaux – Orléans La Source : Un vrai pool... ailler!

Jeudi 2 juin, la direction du Centre de chèques postaux de La Source acceptait, suite aux protestations du personnel, de diminuer de 30% les effectifs présents dans les deux pools téléphoniques ouverts six semaines auparavant.

Nous ne supportons plus les conditions dans lesquelles elle réorganise ou plutôt désorganise les services.

Aujourd'hui nous en sommes à la énième réorganisation des salles de travail. Cela se fait souvent dans la précipitation, en fonction des plannings des entreprises extérieures qui interviennent sur le site. Nous devons bien souvent nous entasser dans des salles attribuées «temporairement» pour plusieurs mois... avant le prochain déménagement.

Le pompon a été ces derniers temps l'ouverture de deux pools téléphoniques où ont été installés 60 postes par salle. Dans ces salles, le bruit s'amplifiait au point que les usagers qui nous joignaient par téléphone nous demandaient «Où êtes vous? On ne vous entend pas! On a l'impression que vous êtes dans une gare!»

Devant les protestations du personnel, la direction a reconnu qu'il y avait un problème de bruit mais elle s'est contentée de faire faire une étude. Elle a aussi fait un essai en nous installant des cloisons entre les postes, ce qui n'a rien changé. Alors, au fil des semaines, de plus en plus d'employé(e)s déclaraient ne plus tenir. Certains se sont rendus à l'infirmerie, d'autres ont refusé de continuer à travailler dans ces conditions au pool téléphonique.

Les délégués au CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) ont fait circuler une pétition exigeant le retrait d'une partie du personnel de ces deux pools, la création d'une nouvelle salle, une pause de dix minutes par heure et une insonorisation efficace des salles.

Sur ces pools téléphoniques, nous y allons pour le moment à tour de rôle, à raison d'une journée ou de deux demi-journées par semaine. Mais pour les plus jeunes, embauchés comme contractuels, c'est bien souvent tous les jours. Leur situation est telle que certains disent: «Si on ne fait rien, on va péter les plombs.»

Mercredi 1er juin et jeudi 2 juin, la direction a donc accepté de diminuer de 30% le nombre de positions par pool. La semaine suivante, elle a installé une troisième salle, au grand soulagement de tout le monde, même si cela mettait à mal son fameux planning de réorganisations des services qu'elle voulait absolument respecter.

Après cet épisode au pool téléphonique, la direction va avoir de plus en plus de mal à nous faire accepter n'importe quel déménagement, dans n'importe quelles conditions, car tout le monde en a vraiment ras le bol!

Partager