La prétendue aide publique de la France17/03/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/03/une1911.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

La prétendue aide publique de la France

Chirac se présente comme le champion de la défense des pays pauvres. Ainsi il proposait encore récemment la création d'une taxe sur les ventes d'armes pour aider le Tiers Monde. Mais quand il s'agit de mettre la main à la poche...

La France n'a pratiquement jamais atteint les fameux 0,7% du PIB à consacrer à l'aide publique au développement. Elle avait péniblement atteint 0,63% -soit 7 milliards d'euros- en 1994. Depuis, ce chiffre ne cesse de baisser et tourne autour de 0,35% pour 2004. Et encore, il conviendrait de regarder de près ce que recouvre ce chiffre.

Il comprend entre autres:

-l'assistance militaire, scandaleusement comptée dans l'aide au développement.

-"l'aide liée", qui attribue un crédit à un pays à condition que cette aide soit consacrée à l'achat de matériel vendu par des grandes sociétés françaises; Alstom ou Bouygues par exemple. Autrement dit, ce sont en même temps des aides de l'État à ses propres capitalistes.

-les frais administratifs, qui se chiffrent en centaines de millions d'euros. Pour les -nombreuses- actions de petite envergure, les frais d'étude préalable, d'audits et d'expertises de toutes sortes, dépensés en France évidemment, sont aussi importants, voire plus, que les frais de réalisation sur place.

-les remises de dette. Elles représentent un tiers de l'aide en 2004. Là encore l'argent ne sort pas de France. Il passe directement des caisses de l'État aux caisses des banques, en compensation des intérêts -souvent usuraires- qu'elles réclament aux pays pauvres endettés.

Bref, au total... il ne reste vraiment pas grand-chose!

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