Gaymard démissionne, mais sa carrière pourrait bien continuer03/03/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/03/une1909.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Gaymard démissionne, mais sa carrière pourrait bien continuer

Après dix jours de dénégations mensongères puis de piteuses excuses, le ministre de l'Économie, coupable de mener aux frais de l'État un train de vie d'autant plus choquant que l'intéressé prêchait l'austérité aux travailleurs, a démissionné.

Immédiatement l'indignation changea de camp. Parlant, à propos de Gaymard, "d'une chasse à l'homme", "d'un lynchage politique et médiatique", Devedjian, ministre délégué à l'Industrie, qui fit ses classes politiques dans les rangs de l'extrême droite, s'indigne : "Les chiens sont lâchés, c'est ignoble".

Il est pourtant peu probable que l'ancien ministre aille pointer à l'ANPE, comme le montre l'exemple d'autres politiciens épinglés dans des affaires dont aucun n'a fini SDF, de Balkany à Fabius, en passant par Tiberi, qui finalement firent des rétablissements politiques spectaculaires. Gaymard a donc de grandes chances de retomber sur ses pieds. Et même sans doute de revivre sur un grand pied.

Reste qu'il a tout lieu de se montrer surpris. Qu'a-t-il fait d'autre que de se loger à la même échelle que ses congénères, politiciens ou PDG qui trouvent gîte et couvert dans le 16e arrondissement de Paris ou à Neuilly, pour tout dire, sur une autre planète.

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