ALSTOM Chantiers de l'Atlantique - Saint-Nazaire : Débrayage contre la flexibilité et le recul des salaires03/03/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/03/une1909.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

ALSTOM Chantiers de l'Atlantique - Saint-Nazaire : Débrayage contre la flexibilité et le recul des salaires

Depuis le lundi 14 février, des débrayages ont lieu aux chantiers de l'Atlantique pour protester contre la mise en place annoncée d'une nouvelle organisation du travail.

À l'initiative de quelques militants de la CGT, les premiers débrayages ont eu lieu chez les ouvriers de bords touchés, en plus, par la disparition d'une prime d'équipe de 120 euros.

Très vite relayés par les ouvriers des ateliers qui rejettent les projets de modulation de la direction, et qui se sentent solidaires de leurs camarades des bords, les débrayages ont fini par toucher l'ensemble des secteurs, y compris les bureaux d'études.

Mercredi 23 février, un débrayage central appelé par l'ensemble des organisations syndicales a rassemblé plus de 1000 salariés pendant la réunion du comité d'entreprise où siège la direction.

Malgré le chantage au chômage partiel, la grande majorité des salariés des Chantiers de l'Atlantique rejette en bloc un projet de modulation qui prévoit jusqu'à douze semaines consécutives de 44heures de travail hebdomadaire sans paiement d'heures supplémentaires.

Mais ces premiers débrayages n'ont pas fait plier la direction. Alors depuis, principalement chez les militants et les ouvriers des bords et des ateliers les plus combatifs, les discussions sont de plus en plus nombreuses pour trouver les moyens d'organiser une lutte d'ampleur capable de faire reculer le patron.

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