Nogent-le-Rotrou (28) : Pour le maintien de l’hôpital24/02/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/02/une1908.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Nogent-le-Rotrou (28) : Pour le maintien de l’hôpital

À Nogent-le-Rotrou, ville de 12000 habitants située à la limite de l'Eure-et-Loir, de la Sarthe et de l'Orne, la maternité a fermé l'été dernier. Cette décision a été prise par l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) sous prétexte de «sécurité sanitaire». En réalité, comme dans bien d'autres petites villes, les autorités responsables avaient laissé la situation se dégrader sans effectuer les investissements nécessaires, pour mieux pouvoir justifier ensuite la fermeture.

Pourtant la maternité nogentaise réalisait plus de 300 accouchements par an. Et sur le département d'Eure-et-Loir le nombre de naissances est passé de 4 642 en 1998 à 5 025 en 2003, soit une augmentation de 8%. La fermeture représente un recul important pour toutes les femmes de la région car la ville est assez isolée. Elles doivent désormais se rendre à Chartres ou à Dreux, où les hôpitaux, par manque de personnel, ont réduit le temps d'hospitalisation des mamans de 5 ou 6 jours en moyenne à 3 jours seulement.

Mais à Nogent d'autres menaces pèsent désormais sur l'hôpital lui-même, en particulier sur la chirurgie où, dans le cadre du projet d'établissement adopté en février, la suppression de 6,5 postes a été décidée.

Le personnel et les habitants ont d'autant plus l'impression qu'on se moque d'eux que, au moment de la fermeture de la maternité, les autorités avaient prétendu qu'il fallait «sacrifier la maternité pour sauver l'hôpital». Quant aux élus de gauche (président de la région Centre, maire de Nogent), qui s'étaient prononcés contre la fermeture l'an passé, ils se font désormais beaucoup plus discrets sur la question. Parce qu'il n'y a plus d'échéances électorales en vue?

Pour s'opposer à la dégradation des services de santé de proximité indispensables à la population, le comité qui avait organisé plusieurs actions contre la fermeture de la maternité, l'an dernier, prévoit de relancer la mobilisation et envisage une manifestation courant mars.

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