SNCF : Haut niveau de mécontentement06/01/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/01/une1901.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF : Haut niveau de mécontentement

Dans une déclaration commune, les quatre fédérations CGT, FO, UNSA, FGAAC "appellent les cheminots à faire du 19 janvier 2005 une journée de grève de haut niveau (...) pour le développement du service public, des emplois en nombre suffisant, une autre politique salariale, l'amélioration des conditions de travail". Cette grève, le jour où se tient le conseil d'administration de la SNCF devant adopter le budget 2005, devrait être le prélude selon la CGT d'"un grand rendez-vous interprofessionnel dans les premiers jours de février". Il dépend des cheminots que cela ne reste pas des mots.

Au moment où la direction SNCF annonce pour l'année 2005 le retour des bénéfices en même temps qu'environ 4000 nouvelles suppressions de postes, il serait en effet plus que nécessaire de montrer par la mobilisation la plus large possible ce que les travailleurs pensent de sa politique. Parmi les cheminots, les discussions portent sur l'aberration qu'il y a à ne pas proposer une journée de grève tous ensemble, toutes catégories de travailleurs confondues, ce qui ne concourt pas à donner de l'élan à cette initiative. Mais les discussions portent tout autant sur la situation qui se dégrade à la SNCF. Cela concerne les suppressions de postes -en particulier parmi les agents commerciaux, qui devraient perdre quelque 2200 postes cette année- ainsi que les salaires, les menaces de remise en cause des retraites, la discipline qui un peu partout subit un tour de vis sévère de la part de l'encadrement. Dans certains secteurs, les refus de demandes de congé au moment des fêtes de fin d'année n'ont pas arrangé les choses.

À l'approche du 19 janvier, l'accumulation du mécontentement pourrait bien contribuer à la mobilisation des cheminots. En tout cas c'est souhaitable pour préparer les futures étapes.

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