Brandt-Industries – Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) : Un gel des salaires qui ne passe pas31/12/20042004Journal/medias/journalnumero/images/2004/12/une1900.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Brandt-Industries – Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) : Un gel des salaires qui ne passe pas

ElcoBrandt, qui commercialise ses produits sous les marques Brandt, De Dietrich, Sauter, Thomson, Vedette, est le numéro un français et le cinquième groupe européen de l'électroménager. Vendredi 10 décembre, la direction a annoncé le gel des salaires sur l'ensemble des usines, en France comme dans les autres pays.

Cette nouvelle a d'autant plus surpris sur le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle près d'Orléans qu'on nous dit que l'usine gagne de l'argent. Et nous ne sommes pas payés cher! D'ailleurs, au cours de la même réunion, la direction a admis que, sur les 800 salariés à peine que compte l'usine, 146 sont payés au smic.

Pourtant, preuve que les affaires ne vont pas si mal, deux jours après l'annonce du gel des salaires la direction a demandé une centaine de volontaires pour venir travailler non seulement le samedi 18 décembre, mais aussi les 23 et 24, qui devaient être pris en RTT.

Les appels des syndicats à se rassembler ont été particulièrement suivis: 180 personnes le mardi matin 14décembre, dont des gens des bureaux et même quelques cadres, et 90 personnes l'après-midi. L'appel à débrayer en fin de poste le lendemain a été suivi par 80 personnes le matin et 65 l'après-midi.

D'un côté, on nous dit qu'il n'y a plus d'argent dans les budgets. De l'autre, des pièces continuent à arriver, qu'il faut stocker. Et on nous demande aussi de venir travailler le 3 janvier, après avoir annoncé des vacances ce jour-là.

Et puis surtout, on s'aperçoit que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Deux dirigeants du groupe viennent de partir, en empochant au passage 2,5 millions d'euros. Cette somme représente à elle seule 1% d'augmentation pour l'ensemble des salariés du groupe!

Augmentation qui bien sûr nous est refusée, au vu des difficultés financières actuelles...

L'indignation est donc largement partagée dans l'usine et les bureaux. Un débrayage était prévu mercredi 22 décembre. Beaucoup pensent qu'il faudra manifester notre mécontentement à nouveau après les fêtes, et rendez-vous est déjà pris!

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