Hôpitaux : Prime de canicule, le gouvernement n’oublie jamais... de ne pas tenir ses promesses12/08/20042004Journal/medias/journalnumero/images/2004/08/une1880.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpitaux : Prime de canicule, le gouvernement n’oublie jamais... de ne pas tenir ses promesses

Suite au drame des 15000 morts de la canicule de l'été dernier, le gouvernement Raffarin, sans faire référence à son absence de réaction à l'époque, avait salué «l'extraordinaire dévouement des personnels hospitaliers», louanges qui s'étaient accompagnées de la promesse d'une prime exceptionnelle pour les personnels mobilisés.

Quatre mois plus tard, le gouvernement publiait une circulaire promettant la distribution de cette prime «si possible» pour Noël avec un barème de 90 euros pour ceux ayant travaillé moins de six jours pendant la canicule et 130 euros pour les autres. Dans la réalité, le gouvernement a remis à chaque hôpital une enveloppe globale, calculée au plus juste, à charge pour chaque direction locale de répartir cet argent. Les critères de distribution de cette prime ont, du coup, été très différents selon les établissements et la distribution s'est effectuée dans un temps plus ou moins long. Ainsi, un aide-soignant du CHU de Nice, par exemple, qui avait travaillé six nuits d'affilée en août 2003, a reçu fin juillet 2004 -un an après!- une prime de 31,56 euros, bien en-deçà des promesses gouvernementales.

Cette prime était un des moyens, pour le gouvernement, d'éviter de traiter le fond du problème. D'ailleurs, au moment de son annonce, fin août 2003, elle avait suscité l'indignation dans bon nombre de services, le personnel estimait qu'il était bien plus urgent de fournir des ventilateurs et du personnel dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Cet été, y compris en l'absence de la canicule, il existe toujours partout un manque criant de personnel, et le nombre de lits fermés dans les hôpitaux est du même ordre que celui de l'an dernier.

Alors, que ce soit la prime canicule 2003 ou la mise en place de moyens pour éviter une nouvelle tragédie, en belles paroles, le gouvernement est prolixe.

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