SNCF - Vierzon (Cher) : Un nouvel accident mortel28/07/20042004Journal/medias/journalnumero/images/2004/07/une1878.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF - Vierzon (Cher) : Un nouvel accident mortel

Jeudi 22 juillet, dix jours à peine après l'accident mortel survenu aux Aubrais, c'est un cheminot de Vierzon qui vient de trouver la mort, fauché par un train.

Dès que ce nouvel accident mortel a été connu, cela a été la consternation dans toutes les équipes. Cette fois, c'est au cours de travaux de voie classiques que notre camarade a trouvé la mort. Mais ce qui est sûr, c'est que toute l'équipe a été pressée par le temps, par le travail à terminer le plus vite possible car cet accident a eu lieu quelques minutes avant que la voie soit rendue au passage des trains. On ne peut qu'être révolté par le fait que ce cheminot a été fauché par un train rapide qui circulait juste à côté de la voie sur laquelle il travaillait. Pour perturber le moins possible le trafic, ces travaux s'effectuent alors que des trains peuvent circuler à 100km/h sur la voie contiguë.

Le PDG, Gallois, est venu dans l'après-midi même à Vierzon pour assurer aux cheminots que toute la lumière serait faite sur ces accidents. Mais que valent ces paroles quand on sait les objectifs assignés aux cheminots en matière de productivité et de rentabilité. Cette année encore, ce sont 865 postes de cheminots qui entretiennent les voies qui seront supprimés. Et que quelques heures après l'accident le dirigeant national chargé des voies rappelait que cette évolution est incontournable.

Ces accidents n'ont rien à voir avec une quelconque fatalité ou loi des séries comme on l'a entendu parfois cette semaine. Ils sont la conséquence d'une dégradation lente mais continuelle des conditions de travail à la SNCF alimentée par les suppressions massives d'effectifs, année après année.

Beaucoup de cheminots de la ligne disaient qu'il n'est plus possible de continuer ainsi. Ce deuxième accident sur la ligne Aubrais-Vierzon porte à six le nombre de cheminots tués sur les voies depuis le début de l'année 2004!

Pour qu'il n'en soit plus ainsi, il faudra imposer à la SNCF le respect de nos conditions de travail et de sécurité, l'embauche de cheminots pour ne plus voir des équipes travailler en sous-effectifs constamment. Cela devra passer par une saine révolte, par des luttes pour que plus aucun cheminot ne soit considéré comme de la chair à tampons.

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