"Réforme" des universités : La valse-hésitation du gouvernement28/11/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/11/une1843.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Divers

"Réforme" des universités : La valse-hésitation du gouvernement

Jeudi 20 novembre, alors que se déroulaient des manifestations d'étudiants en grève, l'Élysée faisait savoir que "le projet de loi sur les universités n'était pas l'ordre du jour" et que "ce n'est pas un élément tangible de réforme ni annoncée, ni inscrite au calendrier".

C'est la deuxième fois que le gouvernement est ainsi conduit à ajourner cette réforme. Déjà, au printemps dernier, son annonce était tombée en plein mouvement de protestation des enseignants contre la décentralisation de certains personnels de l'Éducation nationale et contre la réforme des retraites. Et le gouvernement avait dû différer son projet.

Aujourd'hui, au moment où Chirac lance en grande pompe son débat sur l'école et prépare les élections régionales, l'Élysée préfère rejouer la valse-hésitation. Quant à Ferry, le ministre de l'Éducation à qui rien ne réussit, il se dit prêt à prendre un peu plus de temps pour faire passer la pilule, ce que Raffarin a approuvé. Mais il n'est pas dit que cela suffise à rassurer les étudiants.

Et ils ont bien des raisons de se méfier de ce gouvernement qui n'aspire qu'à se désengager de tous les services publics, dont celui de l'éducation. Prenant prétexte d'autonomie pédagogique et financière des universités, le gouvernement cherche de toute évidence à réduire encore leurs moyens, ce qui risque de se solder par des suppressions de personnel et par une dépendance accrue par rapport à des financements qui permettraient aux patrons d'influer ouvertement sur les choix de filières ou de formations.

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