Contre la loi Sarkozy et pour les droits des travailleurs immigrés : Manifestons le 18 octobre16/10/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/10/une1837.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Contre la loi Sarkozy et pour les droits des travailleurs immigrés : Manifestons le 18 octobre

Le contenu de la loi Sarkozy sur l'immigration et le droit d'asile n'est pas encore totalement défini. Le gouvernement, le Parlement, le Sénat débattent, proposent, amendent. Mais il est clair que l'objectif de cette nouvelle législation est de rendre encore plus précaire et plus difficile la situation des travailleurs immigrés en situation irrégulière.

Le problème de la régularisation des sans-papiers reste entier et la nouvelle législation, autant et plus que l'ancienne loi, les condamne à continuer à vivre dans la précarité et sous la menace d'expulsions, auxquelles le gouvernement préconise de recourir plus systématiquement.

L'accès à un titre de résident devrait être repoussé à cinq ans et ne sera possible que si l'immigré a respecté les obligations qui auront été définies lors de la signature d'un contrat d'intégration tracassier.

Dans le but d'empêcher que des étrangers venus comme touristes s'installent en France, les personnes qui les hébergent devront payer une taxe, se soumettre à des contrôles fréquents, et notamment prouver que leur hôte a bien quitté le territoire à l'expiration de son visa.

Après avoir projeté de sanctionner d'une amende et d'une interdiction de séjour sur le territoire de trois ans les travailleurs clandestins immigrés, le Sénat et Sarkozy ont repoussé cette mesure dont l'annonce avait soulevé un tollé. Mais l'idée d'une telle sanction n'est pas pour autant abandonnée.

Ce ne sont là que quelques exemples des menaces qui pèsent sur les travailleurs immigrés qui n'ont pas pu obtenir leurs papiers et les réclament. Mais ce ne sont pas les seules.

En mettant en avant sa remise en cause de l'ancien système de la double peine, Sarkozy prétend mener une politique réaliste et ouverte. Il précise qu'il n'est pas hostile à un recours à l'immigration. Mais sur ce terrain les projets encore imprécis que le gouvernement évoque viseraient à mettre à la disposition du patronat une main-d'oeuvre bon marché, qui manque dans des secteurs mal payés comme le bâtiment ou la restauration par exemple. Les travailleurs migrants viendraient pour un contrat précis et limité pendant la durée duquel ils seraient en situation régulière; puis ils n'auraient plus qu'à trouver un autre contrat, partir ou devenir des sans-papiers.

En attendant ce sont des dizaines et des dizaines de milliers de travailleurs étrangers qui vivent dans des conditions difficiles parce qu'ils n'ont pas leurs "papiers", des dizaines de milliers d'autres qui ne peuvent faire venir leur famille. Ce sont aussi des demandeurs d'asile menacés dans leur pays qui se voient refuser le droit de séjourner légalement en France. C'est la multiplication des centres de rétention et des expulsions.

Dans diverses villes, et cette semaine à Paris où plusieurs centaines de sans-papiers ont occupé la Maison des Gens de lettres, les organisations des sans-papiers organisent des actions. Des manifestations doivent avoir lieu ce samedi.

C'est pour protester contre la situation faite aux sans-papiers que Lutte Ouvrière appelle à participer à la manifestation organisée à Paris par la coordination nationale des sans-papiers.

SAMEDI 18 OCTOBRE à 14 heures place Denfert-Rochereau à PARIS

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