Du Ministère de la Justice à la Mairie de Paris : Rideau !25/10/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/10/une1786.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Du Ministère de la Justice à la Mairie de Paris : Rideau !

Sarkozy, et le ministre de la Justice, Perben, ne sont finalement pas si terribles que cela ! Ils savent parfois fermer les yeux et faire preuve de souplesse avec certains justiciables. Ainsi, le procureur de Paris vient d'annoncer " qu'aucune poursuite pénale n'est envisageable " à propos des dépenses en espèces de la Mairie de Paris du temps où Chirac était maire. Il y en a eu pour 14,5 millions de francs. Le procureur admet qu'il s'agit de " faits pouvant recevoir une qualification pénale " (Ah, qu'en termes choisis...)

Alors pourquoi renoncer aux poursuites ? Le motif invoqué, c'est qu'il y a prescription, car les faits ont eu lieu depuis plus de trois ans. En principe ce délai ne court qu'à partir du moment où les faits sont connus et établis. Or les comptes étaient dissimulés et l'affaire est instruite depuis moins de temps. Mais, et c'est là toute l'astuce, le procureur affirme que les comptes n'étaient nullement dissimulés, alors même que le rapport des enquêteurs estime que " la commission de vérification des comptes n'a jamais eu accès aux justificatifs et aux pièces comptables ".

Bref, la Justice est aux ordres du pouvoir, et tout particulièrement du président de la République, qui redoute comme la peste d'avoir à répondre devant la Justice de toutes ces dépenses " incontrôlées " des deniers publics.

Alors, à ce que promet le gouvernement, on ne pourra plus faire " sauter " des PV. Mais Chirac peut faire " sauter " bien davantage !

Et il continuera à faire la leçon aux banlieues en leur parlant " d'impunité zéro ".

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