Rectificatif à propos de la SNCF et de RFF24/05/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/05/une1765.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Rectificatif à propos de la SNCF et de RFF

Deux établissements (encore) publics

Dans l'article de Lutte Ouvrière n° 1764 daté du 17 mai 2002 consacré à l'arrivée au secrétariat d'État aux Transports de Dominique Bussereau, nous avons écrit par erreur que RFF (Réseau Ferré de France) était « la partie privatisée de la SNCF ».

En fait cela est erroné puisque, depuis sa création en février 1997, RFF est resté un « établissement public de l'État », au même titre que la SNCF elle-même. Sa constitution a toutefois consacré la division de la SNCF en deux établissements, le RFF ayant alors pour objet « l'aménagement, le développement, la cohérence et la mise en valeur de l'infrastructure du réseau ferré national » dont il devenait propriétaire. Cette « réforme ferroviaire », dénoncée alors par le PCF pour ce qu'elle était, à savoir un démantèlement de l'entreprise de chemin de fer, fut pourtant maintenue et consolidée par Jean-Claude Gayssot, devenu ministre PCF des Transports quelques mois plus tard.

Aujourd'hui, non seulement il n'est pas question de revenir en arrière, mais le successeur de Gayssot, Dominique Bussereau, est membre d'une officine dont l'objet est d'étudier les possibilités de libéraliser les moyens de transport. Ce monsieur siège également au conseil d'administration du Réseau Ferré de France. Autant dire que le fait d'être un « établissement public de l'État » n'est pas une garantie contre une éventuelle privatisation, ne serait-ce que partielle, de RFF comme de la SNCF, pour peu que des capitalistes y discernent des perspectives de juteux profits et que la peur des réactions de l'ensemble des travailleurs du rail n'arrêtent pas les gouvernants dans leur hâte à privatiser tout ce qui peut l'être.

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