À l'École nationale supérieure des Télécommunications (Paris) : - Grève du nettoyage01/02/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/02/une-1749.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

À l'École nationale supérieure des Télécommunications (Paris) : - Grève du nettoyage

La douzaine de femmes qui font le ménage dans cette école d'ingénieurs parisienne se sont mises en grève, exaspérées par les abus de l'entreprise de nettoyage qui a repris le marché cet été.

L'école a donné le contrat à cette société, " Impeccable ", en la payant davantage pour un cahier des charges plus important... mais sans le personnel suffisant, et en se lavant les mains des conditions de travail imposées aux salariées.

Sur les 34 employées sur le site auparavant, seules 12 ont été reprises pour tout le même travail ! Mission impossible, et l'envoi d'équipes mobiles en renfort de temps en temps n'y change pas grand-chose. C'est une augmentation nette de la charge de travail.

En même temps, les employés ont vu disparaître sur leur feuille de paye le remboursement de la carte orange, la prime de fin d'année, la prime d'expérience et, en refaisant le compte, des heures de travail manquaient parfois !

Impossible de joindre un responsable pour avoir des explications. Ces messieurs sont toujours occupés. Ce mépris, ajouté aux insultes et aux remarques quotidiennes du chef chargé d'inspecter le travail, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Au bout d'un jour et demi de grève, ce même chef est revenu avec des chèques de plusieurs centaines de francs. Et si le compte n'y est pas, cette première victoire a donné le moral et on discute de la suite !

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