Centre hospitalier Esquirol-Limoges : La direction s'obstine les grévistes aussi01/02/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/02/une-1749.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Centre hospitalier Esquirol-Limoges : La direction s'obstine les grévistes aussi

Au Centre hospitalier Esquirol de Limoges, les soignants entrent dans leur deuxième semaine de grève contre l'application du protocole RTT signé par la seule CFDT.

Le 23 janvier, devant le Comité technique d'établissement (CTE), environ 120 grévistes ont vu surgir le directeur, un paquet de tracts à la main : il venait nous diffuser un tract du SNCH (Syndicat national des cadres hospitaliers) vantant le protocole.

Puis il est reparti en courant, refusant de siéger au CTE " sous la pression ". Nous sommes allés le chercher dans son bureau et l'avons ramené au CTE où il n'a, de toute façon, pas voulu mettre à l'ordre du jour un débat sur le protocole.

Le 25, près de 200 grévistes ont accueilli les membres du Conseil d'administration avec pétards et chansons.

Une délégation des grévistes, élue en assemblée générale, y est intervenue. Le directeur leur a dit qu'ils " n'étaient pas malins " et qu'ils étaient " manipulés par une organisation politique ", après avoir distribué à tous les administrateurs une photocopie du dernier bulletin Lutte Ouvrière. Les délégués des grévistes sont alors descendus prévenir les manifestants, qui ont envahi le Conseil d'administration tandis que le directeur et ses adjoints s'enfuyaient.

Au bout d'une heure trente de discussion, les administrateurs restants acceptaient de voter le double de créations de postes que celles demandées par la direction et s'engageaient à demander à la direction de retirer le protocole.

Le directeur s'y opposait et passait au milieu des manifestants, les traitant encore d'imbéciles et de manipulés.

Après une manifestation improvisée et surréaliste dans le parc de l'hôpital, le directeur courant devant et les grévistes derrière, celui-ci acceptait enfin un rendez-vous pour écouter nos revendications.

Lundi 28, lors de ce rendez-vous, il suggérait qu'il pourrait céder sur la grille de travail mais refusait de revenir sur la diminution journalière.

La grève a donc été reconduite et nous nous apprêtons à gérer nous-mêmes les tableaux d'effectifs minimum.

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