CHR universitaire Lille14/09/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/09/une-1730.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHR universitaire Lille

Lundi 10, une assemblée du personnel appelée par la CGT a réuni environ 250 salariés de différentes catégories. C'est une assemblée plus nombreuse que celles qui s'étaient tenues ces dernières années. Beaucoup venaient au nom de leur service et prenaient des notes pour retransmettre à leurs camarades restées au travail.

Il a été proposé deux débrayages d'une heure avant la grève du 20 octobre : le 12 septembre, jour de négociation au Ministère et le lundi 17 septembre pour le Conseil d'administration avec Martine Aubry. Ces appels ont été très bien accueillis.

L'ensemble du personnel est très inquiet des mesures que le ministère envisage de mettre en place à l'occasion des 35 heures. De nombreuses discussions animent les salles de repos et les couloirs, ne serait-ce que pour confronter les informations sur les dernières moutures du plan ministériel discuté avec les syndicats.

Le manque d'effectif actuel ne permet déjà pas les remplacements. Alors sans embauche massive, les jours de congés supplémentaires ne pourraient pas être pris, à moins de réduire encore le personnel présent auprès des malades.

De plus les jours de congés pourraient être réduits. Au CHRU de Lille, nous avons actuellement 27 jours de congés annuels, le ministère évoque 25. Nous perdrions donc deux journées en plus de 3 fériés et peut-être de fêtes locales ! C'est inadmissible.

Quant au "compte épargne-temps" il ne serait pas limité dans le temps... Pourtant c'est maintenant que l'on a besoin de se reposer, pas dans 1, 2 ou 3 ans !

Cet été, un questionnaire ministériel a circulé dans les services pour être rempli avec l'encadrement. Les questions tournaient autour du problème : est-ce que les horaires de travail sont adaptés aux besoins des malades ? Vu le manque de personnel, il est bien sûr évident qu'à de nombreux moments de la journée et de la nuit les malades ne sont pas correctement encadrés. Mais est-ce que cette question ne serait pas posée pour justifier la remise en place des journées avec de grandes coupures, ou des week-ends supplémentaires, ou les journées de 12 heures les week-ends ? Alors que ces horaires sont particulièrement contradictoires avec la vie de famille !

Le sentiment unanime, c'est qu'avec ces 35 heures sauce Guigou, la situation déjà très difficile s'aggraverait.

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