Chômage en hausse07/09/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/09/une-1729.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Leur société

Chômage en hausse

Le nombre de chômeurs a augmenté en juillet de 1,9 %, ce qui fait 39 600 chômeurs de plus par rapport à juin. C'est le troisième mois consécutif que les statistiques officielles enregistrent une augmentation du nombre de chômeurs. Et les plans de licenciements annoncés récemment - les trente-trois entreprises qui s'apprêtent à supprimer 14 000 postes par exemple - ne sont pas encore comptabilisés.

Lors de l'université d'été du PS, qui se tenait le week-end des 1er et 2 septembre, Elisabeth Guigou, la ministre de l'Emploi, a déclaré : « Ce n'est pas un bon résultat, c'est sûr ». C'est le moins qu'on puisse dire ! Mais elle s'est tout de même permis de prédire une baisse d'ici à la fin de l'année. Le PS prépare sa campagne électorale, il faut bien tenter de faire avaler quelques mensonges aux travailleurs. Des économistes, comme Jean-Paul Fitoussi, tentent aussi la même méthode Coué : la remontée du chômage serait selon eux « un phénomène tout à fait transitoire ». Mais il est peu probable que les travailleurs, en particulier ceux de Moulinex, d'AOM, de Danone ou des autres entreprises dans lesquelles des licenciements sont prévus ou qui ferment, soient très convaincus.

Et en fait, si les chiffres du chômage ont baissé ces derniers temps, c'est seulement au profit des petits boulots que beaucoup de travailleurs finissent par être contraints d'accepter, ou bien du travail précaire sous toutes ses formes, ou du travail à temps partiel.

Les explications de cette remontée du chômage ne manquent pas de la part de tous ces gens, économistes et politiciens. La libération des appelés en juillet, la fin de « l'effet 35 heures » qui aurait été bénéfique pour l'emploi, ou le ralentissement de l'économie. Mais parler des choix du patronat qui licencie ou multiplie les emplois précaires pour augmenter ses profits, il n'en est pas question pour tous ces gens-là.

C'est pourtant bien à cette logique du profit, aux dépens des hommes, qu'il faut mettre fin.

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