OBI Clermont-Ferrand : Deuxième semaine de grève20/07/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/07/une-1723.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

OBI Clermont-Ferrand : Deuxième semaine de grève

Depuis le 6 juillet, l'ensemble du personnel est toujours en grève pour obtenir de meilleurs salaires (voir LO n° 1722).

La direction a multiplié les manoeuvres et les pressions : vagues promesses d'augmentations individuelles, ridiculement insuffisantes, tentatives de négocier avec des représentants de la CFDT et de FO, totalement extérieurs à l'entreprise, alors que seule la CGT est réellement présente et soutient activement les grévistes.

Après un appel au préfet comme médiateur et l'entrevue, mardi 17, avec l'inspecteur du travail, rien n'a été obtenu.

En colère, les grévistes sont allés manifester au centre-ville pour dénoncer leurs salaires de misère : 5 400 F net après dix ans d'ancienneté ! Ils réclament 500 F d'augmentation pour tous et l'application de la convention collective, puisqu'ils sont payés en dessous du minimum légal, leurs coefficients n'ayant pas changé depuis des années.

Ces revendications n'ont rien d'exorbitant, quand on sait que OBI constitue un réseau de magasins en pleine extension : près d'une quarantaine en France et presque autant en Belgique, Espagne et Portugal, soit plus de 160 magasins. Des dizaines d'autres vont ouvrir ou être agrandis. Jusqu'à la fin de l'an 2000, le groupe OBI possédait également les restaurants Quick. Le chiffre d'affaires et les bénéfices sont en augmentation constante.

Les grévistes, regroupés toute la journée devant l'entrée du magasin, discutent systématiquement avec les clients. Ceux-ci témoignent de leur solidarité en faisant demi-tour, sans oublier de faire un geste de soutien financier. C'est un encouragement à tenir bon.

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