Réquisition de logements : Effet d'annonce sans grands effets22/06/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/06/une-1719.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Leur société

Réquisition de logements : Effet d'annonce sans grands effets

Marie-Noëlle Lienemann, secrétaire d'Etat au Logement, a annoncé à son de trompe la réquisition dans la région parisienne d'environ 300 logements et d'une centaine de chambres ou de studios vides. Une goutte d'eau sur les quelque 130 000 logements inoccupés, répertoriés dans la région parisienne, et une mesure désirsoire comparée au nombre de sans-logis et de mal-logés.

Propriétés pour la plupart de petites sociétés civiles immobilières, ces logements seraient mis à la disposition d'ici cet hiver de quelques familles frappées par le saturnisme ou connaissant de "grandes difficultés" et habitant des logements insalubres.

Entre août 1995 et janvier 1996, le gouvernement de Juppé s'était vanté d'avoir procédé à la réquisition d'un millier de logements, Chirac ayant promis au début de son septennat la réquisition de 1 200 logements. "Ce qui a été fait sous Juppé peut l'être sous Jospin", a commenté Marie-Noëlle Lienemann. Ambitions bien modestes ! Les résultats auront donc la même ampleur. Il faudra se munir d'une grosse loupe rose pour les observer.

Mettre en oeuvre un vaste plan de construction et de réhabilitation de logements destinés aux familles les plus modestes et financés, par exemple, par les milliards gagnés par les requins de l'immobilier, n'est toujours pas dans les projets d'une sous-ministre qui se réclame de la "gauche socialiste". Les mal-logés et les sans-logis n'ont vraiment pas de quoi rêver de châteaux en Espagne.

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