La sécu manifeste05/05/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/05/une-1660.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

La sécu manifeste

Le 24 avril, à l'appel des cinq fédérations d'employés et des cinq organisations de cadres et d'agents de direction, le personnel de la Sécurité sociale a fait grève et manifesté sous une pluie battante, du ministère de l'Emploi au siège de l'UCANSS, l'organisme paritaire de gestion de la Sécu.

Il exige le retrait du projet du président de l'UCANSS (par ailleurs membre du MEDEF), qui prévoit entre autres choses une remise en cause de la Convention Collective Nationale. Cela se traduirait, par exemple, par la suppression de l'article 17 qui stipule la titularisation des agents au bout de six mois de présence, même si cet article est déjà détourné actuellement par l'embauche de CDD qui sont " remerciés " juste avant d'avoir six mois de travail.

Les agents manifestaient aussi contre les projets liés à la mise en place des 35 heures, qui doit se faire " à coût constant " :

- flexibilité des horaires en fonction de la charge de travail

- gel des 2 % d'ancienneté sur les salaires pendant deux ans

- poursuite du blocage des salaires (déjà bloqués depuis juin 1998)

- formation professionnelle sur le temps de repas.

La grève a été bien suivie. Il y a eu plus de 40 % de grévistes d'après l'UCANSS. A la Caisse d'Allocations Familiales de Paris, il y a longtemps qu'une grève n'avait pas été aussi bien suivie. Les guichets des centres de Nationale et de Laumière étaient fermés. Certains services étaient quasiment vides.

A l'issue de cette journée, les fédérations ont été reçues par des membres du cabinet de Martine Aubry qui ont dit clairement qu'il n'était pas question de renégocier la Convention Collective. Pour ce qui est de la réduction du temps de travail, celle-ci sera discutée prochainement.

A la CAF de Paris, les employés ont été satisfaits d'apprendre que la Convention ne devrait pas en principe être touchée, mais ils sont conscients qu'il reste encore beaucoup à faire pour que la mise en place des 35 heures ne se traduise pas par une dégradation des conditions de travail et de salaire.

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