Peugeot - Mulhouse : Grain de sable dans l'engrenage10/03/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/03/une-1652.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Peugeot - Mulhouse : Grain de sable dans l'engrenage

A Peugeot-Mulhouse, à l'appel de la CGT jeudi 2 mars, il y a eu un débrayage pour une augmentation de 1 500 francs de salaire.

Il faut dire que depuis le lancement de la 206, il n'y a pas une semaine sans article dans les journaux locaux sur le lancement réussi et les ventes records de la 206. En effet, l'usine tourne 24 heures sur 24, avec deux équipes en 2 x 8, une de nuit et une de week-end.

Mais ce lancement pour nous, c'était déjà les soi-disant 35 heures transformées en des semaines de 36 heures 45, avec en plus un samedi sur huit obligatoire, des postes surchargés et le fractionnement des congés d'été.

Alors, après l'annonce des bénéfices records de 4,8 milliards de francs soit une augmentation de 50 % des bénéfices par rapport à 1998, et seulement 1,5 % d'augmentation générale des salaires, c'en était trop ! Encouragés par les résultats des grévistes de Renault, nous étions une centaine à débrayer sur l'équipe du matin, un peu moins l'après-midi et la nuit, mais soutenus par la quasi-totalité de nos camarades. Contents de voir beaucoup de jeunes parmi les grévistes, les anciens étaient nombreux à se rappeler le mouvement de 1989, parce que, même si le chiffre des grévistes paraît faible par rapport aux effectifs de l'usine (14 500), c'est quand même du jamais vu depuis la grève de cette année-là.

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