ABB Alstom Power : A Belfort, les patrons prévoient de licencier un tiers d'entre nous10/03/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/03/une-1652.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

ABB Alstom Power : A Belfort, les patrons prévoient de licencier un tiers d'entre nous

A l'Usine de Belfort qui compte plus de 6 000 salariés, la partie ABB Alstom Power regroupe 2 800 salariés répartis dans quatre secteurs.Dans ces secteurs, 866 licenciements ont été annoncés, soit la suppression d'un emploi sur trois. Depuis l'annonce des licenciements faite à Bruxelles, mardi 29 février, par Darmon, le PDG du groupe, les directions d'usine ont répercuté dans la foulée ces décisions lors de réunions de CCE et CE locaux.Elles ont prévu de licencier près des deux tiers des effectifs aux Machines électriques, dans les ateliers et les bureaux qui en dépendent, récemment baptisés services Manufacturing (Production) ; c'est le secteur le plus touché avec 430 suppressions d'emplois... Un service Recherche aux Turbines vapeur est supprimé ; la moitié de la filiale Hydraulique est également touchée ainsi que le tiers des services communs.

C'est une véritable saignée opérée uniquement dans l'intérêt des actionnaires, pour des profits qui n'ont pas arrêté de monter. C'est ce que pensent et ont exprimé la grande majorité des travailleurs ; d'abord en débrayant massivement le jeudi après-midi 2 mars à l'appel des syndicats. Nous nous sommes retrouvés à environ 1 200 : la quasi-totalité des secteurs directement concernés est sortie, ateliers et bureaux.

Depuis vendredi 3 mars, la direction a mobilisé tout l'encadrement pour nous servir partout le discours de Darmon : il n'y aurait pas de licenciements secs, pour chaque travailleur seraient trouvés des solutions et des reclassements (chez Peugeot, par exemple...), des entreprises seraient prêtes à venir s'installer ici avec un potentiel de 1 200 emplois possibles pour ceux dont l'emploi serait supprimé à l'Alstom ! Mais attention, tout cela ne serait réalisable que si tout le monde tire dans le même sens, sans accroc ; s'il y a conflit, par contre, ce serait la fermeture de l'usine. Bref, un tissu de mensonges et un chantage qui montrent que ce que la direction craint maintenant, c'est d'avoir en face d'elle un front uni de travailleurs qui s'opposent résolument à ses projets scandaleux.

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