SNCF Paris Sud-Ouest (RER Ligne C) : Le refus des contrôleurs03/12/19991999Journal/medias/journalnumero/images/1999/12/une-1638.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF Paris Sud-Ouest (RER Ligne C) : Le refus des contrôleurs

Depuis un mois et demi, à la SNCF, les contrôleurs des Groupes de Contrôle Banlieue (GCB) de la région Paris Sud-Ouest ont considérablement réduit le nombre de contraventions, passant de six-huit à deux au maximum, par jour et par agent.

Ils veulent ainsi protester contre les projets d'application des 35 heures de la direction SNCF qui se traduiraient par une dégradation de leurs conditions de travail et de salaire.

Selon le projet SNCF, ils devraient travailler un dimanche sur deux au lieu d'un sur trois actuellement. Ils verraient leur prime de déplacement diminuer de 3 000 francs sur l'année. Dans le même temps, la direction leur annonce cyniquement que l'augmentation du nombre de dimanches travaillés et les primes qui vont avec compenseraient cette perte !

Par ailleurs, les journées de travail seraient rallongées et les fins de service pourraient se faire à 21 heures 30 au lieu de 19 heures 50.

Bien sûr, la direction invoque l'augmentation du nombre de repos (121 au lieu de 112) dans les grilles de roulement comme lot de consolation. Elle insiste également sur le fait qu'il y aurait cinq jours de repos supplémentaires, à la disposition des agents mais... à condition qu'ils ne les prennent pas dans les périodes de forts besoins comme les vacances scolaires. Cela signifie quand même que ces généreux cinq repos supplémentaires pourraient être assortis d'un veto de la direction. Sans compter quelques provocations qu'elle sert en complément, comme par exemple des semaines de six jours de travail plus nombreuses que celles de cinq jours. Une règle locale, appelée le " midi-midi ", permettait de partir en repos au plus tard à midi et de reprendre le travail au plus tôt à midi en rentrant de repos. Eh bien, cette règle deviendrait " 14 heures-10 heures ", ce qui permettrait à la direction de gagner pas moins de cinq agents pour une même charge de travail, bien sûr.

Les contrôleurs constatent que, sans aucun effectif supplémentaire, tout se dégrade. Et ils refusent cette évolution. Reste à savoir si le ralentissement du rythme des contrôles, bien accueilli par les usagers, sera suffisant pour faire renoncer la direction SNCF à ses atteintes à leurs salaires et conditions de travail.

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