Hôpitaux - CHU de Rouen : « plus, plus, plus de budget pour là sante!"03/12/19991999Journal/medias/journalnumero/images/1999/12/une-1638.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpitaux - CHU de Rouen : « plus, plus, plus de budget pour là sante!"

Jeudi 25 novembre, pour le deuxième jeudi consécutif, le personnel du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen s'est mis en grève et a manifesté dans les rues de la ville pour réclamer des moyens suffisants en crédits et en personnel. Ce sont 700 manifestants qui ont dénoncé leurs conditions de travail inadmissibles et l'incapacité dans laquelle on les met de pouvoir s'occu-per correctement des patients.

L'après-midi, une assemblée de 200 personnes décidait de poursuivre les actions.

Le directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, qui a la tâche de répartir entre les hôpitaux l'enveloppe budgétaire que lui a attribuée le ministère, avait eu l'idée saugrenue de réunir tous les directeurs des hôpitaux de la Seine-Maritime et de l'Eure... au CHU de Rouen.

Eh bien, c'est à 200 que nous nous sommes invités à cette réunion. Le malheureux directeur de l'ARH et sa centaine de cadres de direction se sont sentis un peu à l'étroit dans la salle! Et les slogans scandés par les manifestants ont rendu impossible l'exposé prévu. Tous ces messieurs-dames ont dû quitter la salle et annuler la réunion, pour la plus grande joie des manifestants.

Lundi 29 novembre, avait eu lieu une séance plénière du Conseil Régional qui est situé à... 200 mètres du CHU. Rassemblée par le bouche à oreille, et déjouant les services de sécurité, une centaine de manifestants a fait irruption dans la salle du Conseil. Les élus ont bien dû écouter l'exposé de nos revendications et s'entendre reprocher, pour la droite le Plan Juppé, et pour la gauche... sa mise en oeuvre.

Seuls les deux élus de Lutte Ouvrière se sont rangés du côté des manifestants, notamment Gisèle Lapeyre qui travaille ellemême au CHU de Rouen.

Ces opérations coup-depoing dont la presse locale et la télévision se sont fait l'écho, donnent au personnel le sentiment qu'on les prend enfin au sérieux. « Les manifestationspromenades en ville, y'en a marre! » Ce point de vue, exprimé, par beaucoup et énergiquement en assemblée générale, se répand parmi le personnel. Les quelques postes supplémentaires que l'administration envisage d'attribuer sont loin de faire le compte car c'est près de 150 embauches qu'il faudrait pour que l'hôpital tourne normalement.

Une nouvelle journée de grève et d'action est prévue jeudi 2 décembre.

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