Nos lecteurs écrivent : Aux frais des handicapés26/11/19991999Journal/medias/journalnumero/images/1999/11/une-1637.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Leur société

Nos lecteurs écrivent : Aux frais des handicapés

Cette petite lettre pour vous demander de dénoncer dans le journal un nouveau mauvais coup que le Conseil Général du Nord vient de porter aux personnes handicapées qui sont accueillies en accueil de jour dans des établissements spécialisés.

Ma fille, handicapée mentale, part chaque matin dans un foyer Occupationnel. Ce qui est très bon pour son moral et qui nous rassure puisque nous savons qu'elle y a des activités qui lui plaisent.

Elle perçoit chaque mois une Allocation Adulte Handicapée (l'AAH) d'un montant de 3 540 francs. Depuis son admission dans cet établissement il y a 8 ans jusqu'au mois d'octobre, elle reverse 10 % de l'AAH en participation aux frais du foyer.

Début octobre 1999, nous avons reçu un courrier de la direction de ce foyer nous informant que le Conseil Général du Nord, à majorité gauche plurielle, et présidé par M. Derosier (député socialiste), avait décidé le 8 mars 1999 de revoir la participation des personnes handicapées en accueil de jour. Nous avons reçu en même temps une convention, signée le 3 juin 1999, entre le président socialiste du Conseil Général et le président de l'Association du Foyer, qui portait le montant de la participation à 30 francs par jour. Ce qui revient à une hausse de 100 %. En effet, selon le nombre de jours de présence, l'AAH sera amputée de 630 à 720 francs par mois.

Bien sûr, tout cela s'est fait dans le secret le plus total. Nous avons été avertis le 6 octobre avec la facture qui était rétroactive depuis le 1er mai 1999.

Tout cela est révoltant à plus d'un titre. Mais ce qui nous a fait bondir, c'est la façon de nous faire comprendre que nous n'avions qu'à payer, sinon " que serait devenue la structure accueil de jour ? " Sous-entendu, votre fille reviendra chez vous.

Quand on sait que le Conseil Général distribue des subventions aux entreprises, et pas des petites sommes, il y a de quoi être écoeuré de la politique des dirigeants socialistes quand ils sont aux affaires.

Amitiés fraternelles, un lecteur lillois

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