Loi immigration : face aux patrons, pas de division !

17 Janvier 2024

Dans plusieurs dizaines de villes, des manifestations ont eu lieu, dimanche 14 janvier, à l’appel de collectifs de travailleurs sans papiers, d’associations et d’organisations, dont Lutte ouvrière, contre la scandaleuse loi Asile Immigration de Macron-Darmanin, votée le 19 décembre dernier par la majorité des députés macronistes avec les voix de ceux de droite et d’extrême droite.

Plusieurs milliers de manifestants à Bordeaux, Lyon, Marseille, Strasbourg, etc., près de 8 000 à Paris, selon les chiffres de la police, ont fait entendre leur indignation. Ainsi que l’a déclaré la porte-parole d’un des collectifs, aide à domicile retraitée, « Nous sommes venus en France pour travailler, nous ne sommes pas des délinquants. » Un autre ajoutait « C’est une loi raciste, faite pour nous maintenir dans la précarité et nous criminaliser, cette mobilisation n’est qu’un début. » On pouvait lire sur une pancarte « Nous travaillons et payons nos impôts depuis deux ans. Ma famille ne percevra plus les allocations familiales. »

Cette attaque contre une partie de la classe ouvrière est une attaque contre tous les travailleurs. La division qu’elle tente d’introduire ne favoriserait que les employeurs qui feraient davantage pression sur les salaires, les horaires de travail, les conditions de sécurité, et automatiquement, tous les travailleurs en pâtiraient. Les attaques contre les droits sociaux des plus précaires affaibliraient l’ensemble des travailleurs, des chômeurs. Les mafias du logement et de la drogue en seraient renforcées, au détriment des quartiers populaires. Au contraire, l’unité de la classe ouvrière est une force, et la diversité des origines et des expériences est une richesse.

Lutte ouvrière se joindra aux manifestations appelées le 21 janvier, dont celle de Paris à 14h.

Viviane LAFONT