Gaza : halte au massacre !

17 Janvier 2024

Alors que cela fait déjà cent jours que Gaza est bombardé sans relâche, la Cour internationale de justice (CIJ) examine la plainte déposée par l’Afrique du Sud contre Israël pour génocide et crimes de guerre à Gaza.

Depuis le début de la nouvelle guerre menée contre la population palestinienne au nom du droit à se défendre de l’État d’Israël, le bilan est terrible et ne cesse de s’alourdir. En un peu plus de trois mois, 25 000 Palestiniens ont déjà été tués sous les bombes, dont 70 % de femmes et d’enfants ; plus de 61 000 autres ont été blessés. S’y ajoutent les nombreux disparus sous les décombres des villes, des écoles, des hôpitaux et des camps de réfugiés ciblés par l’armée israélienne.

Jeudi 11 et vendredi 12 janvier, la Cour internationale de justice a étudié les accusations portées contre l’État d’Israël, ainsi que la demande faite par l’Afrique du Sud d’ordonner la suspension des opérations militaires à Gaza. Il n’y a rien à attendre d’une telle cour, sans aucun pouvoir, tandis que 6 000 bombes sont utilisées chaque semaine contre les Gazaouis. Et si les dirigeants israéliens s’indignent de la plainte déposée auprès de la CIJ, ils se savent forts du soutien politique, des armes et des munitions livrées par les dirigeants américains, confirmé par la dernière visite du secrétaire d’État Blinken à Tel-Aviv le 8 janvier.

Quoi qu’il arrive, il est évident que l’État israélien ne tiendra aucun compte des conclusions de la CIJ. Surtout, si la cour prend une quelconque décision d’ici deux à trois semaines, elle arrivera bien après la mort prévisible de milliers d’autres Gazaouis dans les jours et semaines à venir, alors que les épidémies et la famine, outre les bombes, menacent deux millions de personnes.

Quant à la poursuite de la guerre, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a déclaré lundi 15 janvier que « l’étape intensive des opérations » arrivait peut-être à son terme « dans le nord de Gaza », territoire désormais « nettoyé », pour mieux annoncer la poursuite de sa politique criminelle dans le sud de l’enclave.

Dans la soirée et la nuit de lundi 15 à mardi 16 janvier, d’intenses bombardements ont encore fait 78 morts et de nombreux blessés, principalement à Rafah et Khan Younès. Les dirigeants impérialistes laissent faire. Ce massacre ne les gêne pas, venant d’un allié qui collabore au maintien de leur domination sur le monde.

Marlène Stanis