CHU de Nantes : Urgences saturées

17 Janvier 2024

Mardi 2 janvier, une patiente, adressée par un Ehpad, est décédée sur un brancard dans la file d’attente des urgences du CHU de Nantes. Ce décès est survenu alors que les Urgences étaient confrontées à une très forte activité depuis le début des fêtes de fin d’année.

Ainsi, durant les vacances scolaires, on comptait en moyenne 240 entrées par jour contre 170 il y a deux ans. L’habituel manque de médecins, aussi bien à l’hôpital qu’en libéral, se fait d’autant plus criant en ce moment qu’il coïncide avec la période des maladies infectieuses et des congés de beaucoup de généralistes libéraux. « Notre effectif était au complet mais pour autant, ça n’a pas suffi », relate de son côté le président de SOS Médecins Nantes à Ouest France. En effet, cette structure sert bien souvent de soupape lorsque la médecine de ville et les Urgences sont saturées. Or elle a dû, à plusieurs reprises, refuser des appels pendant ces vacances faute de médecins disponibles.

En avril dernier, Macron avait pourtant déclaré avoir pour objectif de « désengorger les Urgences d’ici la fin 2024 ». Il avait alors l’air de découvrir cette situation, loin d’être nouvelle, les Urgences étant saturées tous les six mois en été et en hiver. Elle est la conséquence de décennies de politiques d’économies aux dépens des hôpitaux, qui se traduisent par 27 000 lits en moins en dix ans.

Pour la santé de tous, pour des conditions d’accueil et de travail dignes dans le secteur médico-social, aux Urgences comme dans tous les services, à l’hôpital et en Ehpad, il faut imposer l’embauche de personnel.

Correspondant LO