OPEP+ : des choix pour faire monter les prix

06 Décembre 2023

Jeudi 1er décembre, lors d’une réunion des représentants de 23 États pétroliers de l’OPEP+, l’Arabie saoudite et la Russie ont annoncé leur volonté de réduire à nouveau la production de pétrole de près d’un million de barils par jour.

Loin de toute préoccupation écologique, cette décision vise à faire remonter les prix du baril de pétrole. Ces derniers mois, ils étaient ­redescendus autour de 80 dollars le baril, contre plus de 100 dollars pendant plusieurs mois en 2022. Cette flambée suite à l’instabilité des marchés, basée sur l’instabilité liée à la guerre en Ukraine et à la spéculation, avait permis des bénéfices record pour les compagnies pétrolières. TotalEnergies avait ainsi atteint le record de 20 milliards de dollars de profits en 2022.

Si la nouvelle baisse de quotas décidée par l’OPEP+ a les effets escomptés, et enrichit encore plus les trusts et les États pétroliers, on verra les populations encore plus appauvries par la hausse des prix à la pompe et ses conséquences économiques.

Mais les flambées des prix du pétrole et des carburants qui en sont issus se font aussi aux dépens des autres capitalistes. Par ailleurs, ces choix guidés par l’avidité pure entraînent aussi une spéculation financière qui en accentue tous les effets.

Seule la classe travailleuse pourrait faire cesser cette marche aveugle de l’économie, en en prenant les rênes à l’échelle internationale, en mettant fin à la concurrence et au secret des affaires des groupes pétroliers. Les capitalistes cachent leurs réserves, réduisent artificiellement telle ou telle production et décident de ce qui est intéressant ou pas à explorer, sans jamais se préoccuper des besoins de l’humanité et des capacités réelles de la planète et de ses occupants.

Charles Legoda