Rhône-Alpes08/02/20232023Journal/medias/journalarticle/images/2023/02/P4-5_Lyon_banderole_hospitaliers_Croix_Rousse_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C89%2C749%2C511_crop_detail.jpg

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Rhône-Alpes

Illustration - Rhône-Alpes

Dans toutes les villes de la région, les manifestations ont été de nouveau un succès malgré les vacances scolaires qui ont démarré le 4 février. Dans les grandes villes, les cortèges étaient certes moins fournis que les deux journées précédentes mais avec 19 000 à Lyon ou 15 000 à Grenoble, ils restaient très imposants. Et dans les petites villes, la mobilisation n’a pas faibli avec par exemple 5 000 manifestants à Bourg-en-Bresse, plus de 4 000 à Montélimar.

Des délégations de grévistes sont de nouveau venues de toutes les grandes entreprises privées de la région. Mais de nombreux travailleurs de petites ou moyennes entreprises, sans syndicat, des secteurs aux conditions pénibles, peu habitués à manifester, sont venus exprimer leur refus de la réforme. À Chambéry, chez Ewellix (ex-SKF) les ateliers ont été vidés à l’heure de la manifestation, seuls quelques intérimaires restant au travail. Des employés de l’hypermarché Carrefour avaient confectionné une banderole. À Bourg-en-Bresse, un groupe d’infirmières d’une clinique privée, revêtues de leur tenue stérile, avaient organisé elles-mêmes le service minimum pour venir manifester. À Grenoble, les livreurs à vélo ont de nouveau défilé et ont été remarqués.

À Lyon comme à Grenoble, un cortège avec 1 000 et 1 500 jeunes, des étudiants, était très dynamique et a fait entendre des slogans dénonçant l’avenir sombre promis par ceux qui dirigent la société.

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