PSA – Trémery : une belle journée !

25 Janvier 2023

Pour la première fois lors d’une journée nationale de mobilisation, la production a été touchée à l’usine de moteurs PSA – Trémery en Moselle et un car organisé pour se rendre à la manifestation à Metz. Cela ne s’était tout simplement jamais vu.

Les retraites étaient bien sûr au centre des préoccupations mais pas que. L’avenir de l’emploi sur le site de « la plus grosse usine de moteurs diesel au monde », selon PSA, inquiète les salariés. PSA vantait les vertus environnementales de ce diesel, prétendant sans rire, il y a quelques années, que l’air ressortait plus propre du pot d’échappement qu’en entrant dans le moteur ! Entre-temps, les effectifs de l’usine sont passés en vingt ans de plus de 5 000 à plus de 2 000 salariés, au gré des départs non remplacés.

PSA vient de créer une association avec Nidec pour fabriquer des moteurs électriques dans une entreprise appelée E-Motors à l’intérieur de l’usine. Mais l’empressement de la direction à pousser les travailleurs à y aller inquiète, d’autant que la production de moteurs électriques n’est pas vraiment au point. À cela s’ajoute aussi le problème des salaires qui ne suivent pas la hausse des prix. À l’automne, des débrayages importants avaient eu lieu.

Au-delà de l’usine, chacun sait que c’est la panique dans les hôpitaux de Moselle qui manquent de personnel, avec plusieurs services d’urgence carrément fermés et le manque de médecins : selon l’association des maires ruraux de France (AMRF), il manque en Moselle 140 généralistes et 200 médecins spécialistes ! De quoi achever de convaincre que la société ne tourne pas rond, une évidence pour beaucoup, et qu’il fallait faire grève et manifester à Metz le 19 janvier, où plus de 10 000 travailleurs se sont retrouvés.

Correspondant LO