Des manifestants très nombreux

19 Janvier 2023

Dans de nombreuses villes petites ou moyennes, les cortèges des manifestants du 19 janvier ont atteint des chiffres rarement vus, dans la grande manifestation parisienne comme un peu partout dans le pays.

Les correspondants de Lutte ouvrière indiquaient, par exemple, à Vesoul énormément de monde, sans doute plus de 4 000 personnes, dont beaucoup venues du public, de la territoriale, d’Enedis, de l’Éducation, dont beaucoup d’agents. Une forte présence du privé était à noter, dont de nombreux manifestants venus de PSA, 300 environ au total, dont toute la CGC, avec beaucoup d’intérimaires. La manifestation était la plus massive depuis 2010.

À Belfort, on comptait des milliers de manifestants, au moins 4 000 à 5 000, un nombre pas vu depuis peut être 2010, avec beaucoup de salariés du privé, certains n’ayant jamais manifesté auparavant. Les discussions portaient sur les salaires, les conditions travail, le boulot, les prix, la pauvreté. La grève, entre autres entreprises, était très suivie à GE Alstom.

Nous ne pouvons citer toutes les villes, mais toutes ont vu une mobilisation très importante. C’était le cas à Mulhouse et Strasbourg, mais aussi à Tours (13 000 à 20 000), à Bordeaux (20 000), Toulouse (30 000) et Pau (14 000), à Rochefort (23 000) et La Rochelle, à Rouen (20 000), à Orléans (16 000) et Caen (20 000), à Nantes (50 000) et Saint-Nazaire (10 000), à Troyes (6 000), Périgueux (10 000), Guéret, etc… Dans les Hauts de France, près de 7 000 à Valenciennes, plus de 2 000 à Douai, plus de 4 500 à Arras, 6 000 à 7 000 à Boulogne-sur-Mer, 2 000 à Abbeville et à Maubeuge, 3 500 à Compiègne. On comptait plus de 500 grévistes chez Toyota à Onnaing.

A. F.