2023 : les augmentations prévues... et celles qu’il faudra arracher

14 Décembre 2022

La période des fêtes sera suivie de très près par toute une série d’augmentations de prix qui risquent d’aplatir encore un peu plus le porte-monnaie des travailleurs et des classes populaires.

Le prétendu « bouclier énergétique » du gouvernement, qui limitait la hausse des prix du gaz et de l’électricité à 4 %, protégera encore moins bien, car les factures pourront flamber de 15 % en 2023. On se demande bien quels salaires augmentent d’autant. Quant aux loyers, ils pourront être relevés jusqu’à 3,5 %.

Du côté des transports, en plus de la hausse de 11,8 % du passe Navigo mensuel des Franciliens, il faudra payer les billets TGV 5 % de plus en moyenne. Et en février ce sera au tour des péages d’autoroutes d’augmenter de 4,75 %, après les 2 % de cette année. Et que les sociétés d’autoroute promettent une remise de 30 à 40 % pour les trajets réguliers ne fait largement pas le compte.

L’année prochaine verra aussi augmenter le tarif des lettres recommandées (+ 8 %) ou le tabac (+ 5 %), sans compter naturellement l’essentiel : les prix alimentaires, dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils flamberont encore davantage. Le gouvernement peut bien calculer une inflation à 6,7 % pour 2022, tout travailleur peut constater que la hausse des prix est en réalité bien supérieure. Les hausses déjà programmées pour 2023 ne présagent rien de bon.

La fin de cette année a vu des mouvements éclater dans de nombreuses entreprises, petites et grandes, pour réclamer l’augmentation des salaires. En effet, si les travailleurs ne veulent pas s’appauvrir encore davantage, il faudra imposer que ceux-ci, comme les pensions et les allocations, suivent les prix au plus près.

Camille PAGLIERI