Clinique Jules-Verne – Nantes : une grève bien visible02/11/20222022Journal/medias/journalnumero/images/2022/11/2831.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Clinique Jules-Verne – Nantes : une grève bien visible

À Nantes, les salariés de la clinique Jules-Verne sont en grève depuis le 20 octobre, pour réclamer des embauches et des augmentations de salaire et leur indexation sur la hausse des prix, comme le demandent certains grévistes.

La clinique Jules-Verne fait partie du groupe mutualiste Hospi Grand Ouest, (HGO) qui regroupe une dizaine de cliniques en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Presque 4 000 salariés, dont des médecins, travaillent dans ce groupe. Ce n’est donc pas vraiment une petite entreprise.

Les salariés de la clinique ont déjà débrayé plusieurs journées comme le 29 septembre ainsi que les 17 et 18 octobre. Ils dénoncent le niveau de salaire trop bas, en dessous du smic dans la grille salariale de la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés solidaires). Par exemple une ASH, agent des services hospitaliers, peut commencer avec un salaire de base à 380 euros en dessous du smic, un brancardier 300 euros en dessous, etc.

Alors la colère s’exprime et la grève touche tous les métiers, secrétaires, sages-femmes, brancardiers, techniciens. Même des chirurgiens sortent pour marquer leur soutien, lors des rassemblements devant la clinique, bien visibles des automobilistes et des passants qui marquent leur solidarité, lors de leur passage, par un mot d’encouragement ou une série de coups de klaxon qui s’entendent fortement aux alentours.

Pour le moment, la direction ne compte lâcher que 3 % ce qui ne ferait que 45 euros pour les plus bas salaires. Cela a remis le feu aux poudres et la grève continue, ponctuée de rassemblements dynamiques et bien visibles devant l’établissement. Les grévistes ne sont pas prêts à accepter n’importe quoi et leur grève peut donner des idées aux travailleurs qui les voient se mobiliser et qui s’identifient à leurs revendications sur les salaires.

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