L’Oréal : pour l’augmentation des salaires !

26 Octobre 2022

Vendredi 21 octobre, 200 grévistes environ se sont réunis devant le siège de L’Oréal à Clichy en région parisienne, à l’appel de la CGT, pour l’augmentation des salaires.

Ce rassemblement a été ressenti comme une réussite : cela faisait des années qu’il n’y avait plus eu de mobilisation sur les salaires. Il y avait des délégations venues des usines, des centrales d’expédition, des sites administratifs, de la recherche. L’augmentation de début d’année, qui était de 2,6 % avec un minimum de 100 euros, a été largement emportée du fait de la flambée des prix de l’alimentation, de l’énergie, de l’essence, etc.

Vendredi 21 octobre devait avoir lieu la troisième réunion sur les salaires, réunions que la direction considère comme participant des NAO (négociation annuelle obligatoire) anticipées pour 2023. La majorité des salariés refusent de l’envisager ainsi car ils veulent d’abord qu’on rattrape les salaires de 2022. À L’Oréal SA (plus de 6 000 salariés, essentiellement techniciens et cadres) par exemple, les salaires de base des non-cadres ont augmenté en moyenne de 4 % au 31 août. Si on ajoute celles des cadres, l’augmentation moyenne passe à 4,9 %. L’ensemble des salariés continue donc de s’appauvrir.

Le rassemblement a été très vivant, avec des slogans comme « L’argent dans nos salaires, pas aux actionnaires », « De l’argent il y en a dans les caisses de L’Oréal ». Quand, au final, la direction a refusé d’augmenter les salaires pour 2022 et a annoncé une prime gilets jaunes de 1 000 euros, cela a été une explosion d’indignation. Tout le monde criait : « Retournez-y » ; « 150 euros pour 2022 » ! L’argent déborde des caisses de cette entreprise du CAC 40. Les profits ont été de 4,6 milliards fin 2021 et déjà de 3,22 milliards pour les six premiers mois de l’année. Les invectives allaient vers les gros actionnaires qui se gavent sans limites et qui ont utilisé 1,1 milliard des caisses de l’entreprise pour racheter des actions, les détruire et augmenter encore plus leur richesse.

La direction a aussi décidé dès maintenant de l’augmentation pour 2023 : 3,6 % avec un minimum de 120 euros et une prime gilets jaunes de 1 000 euros. Mais, tout le monde sait déjà que cela ne suffira pas, car les prix vont continuer de grimper. Plusieurs salariés voulaient monter voir pour lui dire en face que ce n’est qu’un début. Les prochains jours seront dédiés à discuter entre salariés de tous les sites. En effet, il faudra être plus nombreux à se mobiliser partout, pour obtenir les centaines d’euros en plus qu’il manque sur les salaires de 2022.

Correspondant LO