À l’usine PSA de Rennes-La Janais

28 Septembre 2022

La grève à PSA Hordain la semaine précédente et les différents débrayages qui ont suivi dans presque toutes les usines du groupe étaient connus et discutés dans l’usine de Rennes-La Janais. Plusieurs petits groupes d’ouvriers disaient qu’il fallait s’y mettre aussi.

Alors, mardi 27 septembre, quand la direction a annoncé la prime de 1 000 euros, une douzaine de caristes du Montage de l’équipe d’après-midi ont refusé de prendre leur poste en arrivant à l’usine, restant à discuter entre eux. Très vite des représentants de la direction sont venus tenter de leur faire prendre le travail car le Montage commençait à manquer de pièces. Les caristes ont appelé les délégués CGT qu’ils connaissaient pour les soutenir. La nouvelle du débrayage a été rapidement relayée et une quinzaine d’ouvriers du Montage ont rejoint les caristes pour défiler dans les allées de l’atelier.

Le débrayage étant populaire, la CFDT a emboîté le pas en appelant à débrayer à la première pause à 15 h 15. 230 travailleurs de tous les ateliers de l’usine, y compris des professionnels de maintenance, ont alors décidé de rejoindre le petit groupe de grévistes du Montage. L’usine a été complétement paralysée pendant près de trois heures.

Lors du rassemblement organisé par les syndicats, la colère contre le mépris de la direction était visible. L’annonce par le délégué CGT que plusieurs débrayages étaient en cours au même moment dans d’autres usines PSA a donné du baume au cœur. Elle confortait les grévistes dans l’idée que c’est un mouvement large qui peut réellement inquiéter le patron et lui faire céder les hausses de salaires nécessaires.

Mercredi 28 à l’équipe du matin, 200 ouvriers ont de nouveau débrayé.

Plusieurs grévistes sont convaincus qu’il faut remettre ça sans attendre. Les discussions dans ce sens vont bon train.

Correspondant LO