Vendanges : les travailleurs trinquent

21 Septembre 2022

Depuis l’ouverture de la campagne de vendanges, les propriétaires de domaines viticoles se plaignent de manquer de main-d’œuvre.

Les vendangeurs doivent en effet engager des frais pour payer le transport jusqu’au lieu de récolte. Leur salaire diminue d’année en année car la période de vendange est toujours plus réduite du fait d’un recours grandissant aux machines agricoles. S’ajoute à cela le fait que de moins en moins de domaines acceptent de mettre un hébergement à la disposition des travailleurs.

Les vignerons recou­rent de plus en plus à des prestataires qui exploitent des travailleurs venus des quatre coins de ­l’Europe. Ceux-ci triment dix heures par jour, parfois sans contrat de travail, et sont bien souvent entassés dans des campements de fortune sans accès aux sanitaires ni douches. Beaucoup d’entre eux ne savent même pas combien ils seront payés à leur retour dans leurs pays d’origine, si tant est qu’ils le soient.

Pénurie de vendangeurs ? Plutôt exploitation sans entraves.

David Mencas